Historique de la Butte-aux-Cailles

 

A l'origine, c'est une colline recouverte de prairies et de bois, construite de plusieurs moulins à vents et surplombant la Bièvre de 62 mètres. La Butte-aux-Cailles aux portes de la capitale.

Au XVIIeme siècle, on y pratique l'explotation minière des pierres coquillières(calcaire), mais les nombreuses activités industrielles utilisant l'eau de la Bièvre, telles que teintureries, tanneries, blanchisseries,mégisseries,et même boucheries, rendent ce quartier sordide.

 

Rue de la Butte-aux-Cailles

En 1784-1785, la muraille des fermiers généraux est construite au nord de la butte, à l'emplacemet de l'actuel Boulevard Auguste-Blanqui, mettant la Butte-aux-Cailles aux portes de la capitale.

 En 1860, la butte qui était à Gentilly rejoint le territoire de Paris qui annexe des communes environnantes en partie ou en totalité.

 Rue des Cinq-Diamants

De 1828 à 1810, la ville de Paris mène des travaux pour rendre la Bièvre souterraine , et la Butte prend progressivement son apparence actuelle au début du XXe siècle, restant un village du siècle dernier en plein coeur de Paris. Cette particularité est due aux carrières de calcaire qui empêchent encore aujourd'hui la construction de bâtiments lourds. Toutefois, la quasi-totalité des vides on été remblayés ou injectés. les anciennes carrières ne sont d'ailleurs plus aisément accessibles aux cataphiles. Il est devenu un quartier d'habitations pour les ouvriers et donc assez pauvre.

 Situé à proximité de la Place D'Italie, ce quartier contraste avec les tours de béton voisines par un cachet digne d'une carte postale , de nombreux cafés et restaurants le rendant particulièrement apprécié des Parisiens.

  

C'est un quartier animé

Ses deux rues principales , la rue de la Butte-aux-Cailles et la rue des Cinq-Diamants se peuplent dès le début de soirée d'une foule d'étudiants et de jeunes.

Ce quartier n'est pourant pas de tradition "festive", comme l'a montré son historique. Jusqu'aux années 1990, il n'y a jamais eu que quelques bars et restaurants paisible, dont la clientèle venait essentiellement du quartier, noyés dans un ensemble de commerces de proximité.

La rénovation du quartier (élargissement des trottoirs , luminaires de type Haussmannien) décidée alors que Jacques Toubon était maire d'arrondissement afin de créer le label "quartier tranquille" (devenu plus officieusement "village") a marqué le point de départ d'un grand bouleversement de l'équilibre du quartier et sa transformation partielle en lieu de loisir et tourisme.

Le rachat de commerces de proximité préexistants pour les transformer en bars et restaurants illustre le phénomène de "mono activité" commerciale dans une métropole , contradictoire avec le label "village".

Pourtant il y a encore une forte densité de population de résidents dans le quartier pour un certain nombre , les soirées et les nuits sont devenues difficiles. Ils reproches aux autorités de ne pas faire appliquer la réglementation existante au nom de la protection des intérêts économiques des débits de boissons et restaurateurs. ( LRDBAC : association , les résidents de la Butte aux Cailles)

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site